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Comment nos émotions influencent notre manière de manger ?

Dernière mise à jour : 10 juin 2020

Nos émotions influent sur notre manière de manger : c’est ce qu’on appelle « l’alimentation émotionnelle ». Et la difficulté à gérer ses émotions joue un rôle important dans l’apparition de troubles du comportement alimentaire comme l’anorexie ou la boulimie. Découvrez comment nos émotions influent bien plus qu’on ne le croit notre alimentation.



Des influences différentes

Ce que nous pensons génère des émotions, mais également ce que nous mangeons.

Il a été observé que les personnes ont différents comportements et ne réagissent pas de la même façon sur les mêmes émotions éprouvées, car ils n’ont pas forcément la même capacité à gérer leurs émotions face aux différentes situations du quotidien. Les choix alimentaires seront alors aléatoires en fonction des personnes et peuvent être « bons » ou « mauvais ».


En effet, nous avons deux comportements différents entre les personnes sédentaires et sportives. Chez les personnes sédentaires, le facteur émotionnel à retenir est la désinhibition pour la nourriture et les envies d’aliments comme les pâtisseries, les produits sucrés ou les produits gras. 


Chez les sportifs, les émotions de culpabilité auraient un plus grand impact chez eux, comme la culpabilité d’avoir mangé du gras ou du sucre, la peur du contrôle du poids. Les personnes sédentaires auront plus de mal à gérer les facteurs émotionnels à cause des envies trop fréquentes et surtout le manque de contrôle de soi et donc le manque de contrôle de leur consommation.


Cela serait par conséquent lié à un problème d’alimentation excessive et à des problèmes de comportements alimentaires également.


Les régimes ne fonctionnent pas


Les personnes ayant la peur extrême de prendre du poids vont faire des régimes sur régimes pour réduire leur alimentation mais, au contraire, à cause d’une trop grande restriction, vont être victimes d’une suralimentation. Le fait de se restreindre trop fréquemment et cela pour une personne sédentaire, sportive ou autre et de ne pas prendre de plaisir à manger, peut nous amener à manger plus par la suite ce qui peut devenir une obsession et souvent des aliments sucrés ou gras qui procurent un certain plaisir gustatif. 


Plus on est obsédé par le fait de se restreindre pour perdre du poids par exemple, plus l’effet inverse se produit. Pourquoi les régimes ne fonctionnent pas ? Tout simplement parce que la prise de poids n’est pas la cause mais un symptôme d’un mal-être psychologique. Le problème des régimes c’est qu’ils traitent du problème de poids et non du problème qui pousse les gens à manger « n’importe quoi ».


Les émotions contrôlent tout

Les émotions de douleurs comme la tristesse sont liées à une envie de réconfort. On se tourne alors vers des aliments sucrés comme le chocolat n’est ce pas, qui par son taux important en magnésium, vous soulage et vous fait du bien. Les aliments sucrés procurent du plaisir, certaines personnes se tournent alors vers ce type d’aliments pour calmer leur émotion de tristesse ou de solitude : c’est l’alimentation émotionnelle, le fait de manger sous l’effet d’une émotion négative comme la tristesse, l’anxiété, la colère etc., manger permet de calmer cet inconfort dû aux émotions négatives.


Le stress est une émotion qui augmente vos chances de manger si on peut dire. Etre stressé régulièrement permet la sécrétion importante de cortisol qui vous donne envie d’aliments sucrés, gras et salés qui nous apportent du plaisir et calment notre émotion. Plus vous êtes stressé, plus vous mangerez ce type d’aliments. 


A contrario, les émotions positives peuvent entrainer un besoin de récompense alimentaire, donc une alimentation sur le moment qui doit procurer également du plaisir, dont le sucre et le gras. Dans ce cas-là, on mange par plaisir et non par nécessité, les aliments que l’on mange doivent être presque bourratifs, on mange le plus possible pour se sentir bien. Mais le fait de s’être « trop récompensé » peut amener à un sentiment de culpabilité d’avoir trop mangé, c’est un cercle vicieux.


Autre point, les émotions négatives peuvent également ne nous faire ressentir aucune faim, nous donner une sensation de plénitude. Chez certaines personnes, être triste, peut alors leur couper l’envie de manger.


Prenons un autre exemple très intéressant, l’ennui. Lorsque l’on s’ennuie, on a souvent faim, du moins on croit avoir faim. Avoir faim dans ce moment-là serait pour combler le vide de ne rien faire ou pour s’occuper l’esprit et les mains. Cela nous permet de stopper cette sensation d’insatisfaction et le fait de ne rien faire. On peut prendre l’exemple inverse, être très occupé à autre chose, travailler, jouer etc., nous enlève l’envie de manger car notre esprit est pris par autre chose et cela permet de laisser s’installer la vraie faim.

Un point très important, la société et les influences sociales sont synonymes de manger ou manger plus. Un repas de famille ou une soirée entre amis, avec l’abondance de nourriture, nous incite à trop manger et boire. C’est certain, on ne mange pas forcément par faim, la deuxième part de gâteau à la fin du repas n’était pas utile et pourtant elle permet de répondre à une envie ou une émotion.


C’est pour cela qu’il est important d’accepter et de gérer ses émotions. Les émotions désagréables sont accentuées lorsqu’on pense aux conséquences futures de cette sensation désagréable. Pour apprendre à contrôler ces mauvaises émotions, il faut se concentrer sur le moment présent, cela va permettre d’atténuer l’émotion plus vite ou bien s’occuper l’esprit avec une distraction comme la lecture, les promenades ou encore la relaxation.














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